Périménopause et techniques ostéopathiques, par Catherine Langevin-Cusson D.O.

“Comment est-ce que l’ostéopathie peut m’aider pour la ménopause?”

A chaque journée de travail, des femmes entre 35 et 50 ans me défilent une liste de symptômes… avec découragement et indignation…

La périménopause, également appelée transition ménopausique, représente la période de temps avant la ménopause où des changements hormonaux peuvent provoquer divers symptômes chez les femmes. Ces symptômes varient en intensité et en durée. Les dernières recherches indiquent que les signes et symptômes les plus fréquents de la périménopause incluent des changements dans les cycles menstruels, des bouffées de chaleur, des troubles de l'humeur, et des problèmes de sommeil, parmi d'autres.

En Ostéopathie, nous pouvons endiguer les signes et symptômes principaux par la normalisation des éléments anatomiques déterminants.

Les recherches récentes explorent ces manifestations variées de la périménopause, en mettant l'accent sur les effets neurologiques et psychologiques, les facteurs métaboliques, et les interventions pour atténuer les symptômes. Voici les détails de certaines études récentes :

  1. Santé mentale et périménopause
    Une étude de Bennetts (2024) examine comment les femmes vivent les effets de la périménopause sur leur santé mentale, soulignant l'importance de reconnaître les symptômes pour un meilleur soutien psychologique.
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    L’ostéopathie crânienne assure une bonne vidange veineuse (techniques du CV4et des sinus veineux). De plus, les soins de l’encéphale favorisent l’harmonisation entre le système limbique et le néocortex, et donc améliore l’humeur et le sommeil.

  2. Lien entre IMC et enzymes hépatiques chez les femmes périménopausées
    L'étude de Gul et al. (2024) explore les changements métaboliques durant la périménopause et observe une corrélation entre l'IMC et le glucose à jeun, mettant en évidence le risque accru de troubles métaboliques.
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    L’ostéopathie peut améliorer la qualité des cellules hépatiques et donc accompagne les femmes lors de ce passage délicat. les techniques ostéopathiques comprennent aussi le pancréas, organe qui participe à la régulation du glucose sanguin

  3. Traitement alternatif avec le génistéine
    L'article de Nestor et al. (2024) présente le génistéine, un composant de soja, comme une alternative aux traitements hormonaux pour gérer les bouffées de chaleur et les symptômes vasomoteurs.
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    Malgré des études contradictoires à travers le temps, il semble que l’utilisation du soja soit un facteur protecteur. Les hormones associées sont des phyto-oestrogènes qui imitent les oestrogènes en se combinant aux récepteurs d’oestrogènes qui sont en manque lors de la prériménopause.

    La libre circulation des oestrogènes restants aide à la limitation des symptômes hormonnaux. L’ostéopathie peut améliorer cette circulation en dégageant l’axe HHS ( Hypothalamus-hypophyso-surrénalien).

  4. Syndrome musculosquelettique de la ménopause
    Wright et al. (2024) discutent des douleurs articulaires et musculaires chez les femmes périménopausées, un syndrome souvent sous-diagnostiqué mais fréquent.
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    L’ostéopathie est championnne pour limiter les douleurs et les inconforts musculosquelettiques, et ce, avec tout le confort possible lors du soin.

  5. Syndrome d'apnée obstructive du sommeil (SAOS)
    Une étude de CT Society (2024) souligne que le SAOS est plus fréquent durant la périménopause et que les symptômes doivent être reconnus pour une prise en charge adaptée.
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    Plusieurs éléments associés à l’aponée du sommeil peuvent être mieux contrôlés grâce à l’ostéopathie et à une prise en charge autonome du client. Toutefois, les risques inhérents à cette pathologie sont très importants (maladies cardio-vasculaires, AVC, HTA, dépression, ostéoporose, etc.). Souvent, l’apnée du sommeil est une priorité de traitement pour l’ostéopathe.

Ces recherches mettent en lumière la diversité et la complexité des symptômes associés à la périménopause.

L’ostéopathie peut participer à l’amélioration des signes et symptômes en conjonction avec les approches médicales conventionnelles.

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